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PSYCHANALYSE et CULTUREassociation loi 1901 dont le but est de faire se rencontrer la psychanalyse et le fait culturel créée par Françoise L MEYER psychanalyste à Paris et à Port-Leucate (Aude) |
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June, 2009 AUTISMES JUIN 2009 UN DEBAT DE SOCIETEAutisme(s)
On est en droit de se demander ce qui encourage telle ou telle association à s’en prendre à certaines pratiques thérapeutiques pour des sujets dits autistes.
Qu’il soit particulièrement difficile d’entrer en relation avec certains enfants est une réalité bien connue des cliniciens. Depuis Kanner la clinique de l’autisme prend des allures très différentes, au point de douter d’un clinicien à l’autre s’il parle de la même affection. Les recherches dans le domaine de l’autisme sont loin d’être inexistantes et posent nombre de difficultés pour la description précise du tableau clinique qui pourrait se constituer comme syndrome aisément repérable.
Pour ma part, j’ai engagé avec un certains nombre de mes collègues, pédopsychiatres, psychologues, psychanalystes, éducateurs, assistantes sociales, un travail de recherche et de réflexion autour de cet énigmatique autisme. A partir de notre clinique, avec les enfants aussi bien qu’avec les adultes, nous tentons de trouver des points de recoupement qui pourraient justifier de l’utilisation univoque de ce terme d’autisme. Nous nous appuyons, au-delà de notre clinique, sur des publications, articles ou ouvrages traitant directement ou non de « l’autisme » et textes écrits par des personnes « diagnostiquées » autistes.
Ce qui nous apparaît, au point actuel de notre recherche, est l’absence d’unité de la clinique des « autistes » et ce qui nous interpelle, en écho à cette constatation, est l’utilisation de plus en plus courante du terme d’autisme notamment dans la sphère médiatique.
Pourquoi souligner ce point ?
Il semblerait que le terme d’autisme soit devenu un point de focalisation dont les media font de plus en plus état. Nombre de maladies, nombre de difficultés psychiques, atteignent enfants et adultes sans faire l’objet d’un tel intérêt.
L’autisme ne serait-il pas devenu un « mot valise » porteur du malaise dans notre culture ? Que nous disent ces enfants qui ne parlent pas, qui ne nous parlent pas ? Ne nous clament-ils pas que notre devoir d’humain est de s’occuper, de prendre soin, d’accompagner tout être faible qui ne peut survivre sans l’autre ? Qui n’a pas éprouvé d’angoisse face au silence d’un de ses frères humains. Qui n’est pas saisi par un étrange sentiment face à un enfant ou un adulte qui ne répond pas à ses sollicitations. Qui ne se perd pas en conjecture devant des êtres à l’incommensurable mémoire. Comment interpréter l’étrangéité quand elle ressemble au génie d’un Glenn Gould ou à l’invention d’une Temple Grandin ?
L’intérêt qu’ils suscitent, ces enfants « secrets », n’est-il pas le signe de l’impossible reflet de la part d’ombre qui réside en chacun de nous ? Ne nous rappellent-ils pas notre impuissance à tout maitriser mais aussi notre capacité à créer ? Ne nous disent-ils pas que la loi du marché n’est pas la loi de l’homme ? Ne nous assignent-ils pas à interroger la place de chacun dans notre société ? Ne nous montrent-ils pas que l’enfant ne saurait être le pur objet des associations, des institutions éducatives, des institutions de soin, des soignants, des éducateurs, des parents ?
L’autisme s’entend la plupart du temps comme un lien altéré à l’autre. N’est-ce pas justement parce que ces enfants, voire ces adultes, ne peuvent, pour certains du moins, exprimer ni leur désir ni leur souffrance en parole qu’ils font l’objet d’un « certain » intérêt ? Parler à leur place, savoir ce qui est bon ou non pour eux, n’est-ce pas là une pente communément partagée ? On peut tout dire « pour » eux, que l’on soit parent, directeur d’association, soignant. Ne seraient-ils donc que des objets ? Objets aussi bien au sens du consumérisme qu’au sens où l’entend la psychanalyse c'est-à-dire ce qui vient s’articuler dans le fantasme inconscient au désir d’un sujet.
C’est ce rapport du sujet à l’objet qui anime la psychanalyse. Cette pratique renvoie au sujet de l’inconscient, celui qui a décidé de dire oui en un temps archaïque et qui a aussi décidé de dire non. Il a acquiescé à l’Autre, mais pas sans en refuser une part. Il a accepté de participer à l’expérience humaine. « L’autiste » serait-il sans rapport à l’inconscient, c’est ce que je ne peux me résoudre à penser, tant je suis épatée par les inventions, les réactions de ces enfants que je reçois et dont on a dit qu’ils étaient autistes. L’étaient-ils, me direz-vous, qu’importe puisqu’ils se mettent à parler, à me parler et à prendre une place inouïe. Je ne fais pas de miracle, je m’offre à leur écoute, avec patience, passion, respect. La psychanalyse n’est pas la seule pratique respectueuse de ses êtres qui tout en appartenant à notre monde, l’habitent de manière étrange à nos yeux. Ils errent. Deligny avait tracé ces erres de déplacement pour les d’enfants qu’il accueillait dans son espace des Cévennes. Dans ce lieu se déployait une humanité qui ne se camouflait pas derrière des règlements et des lois, une humanité à l’écoute de l’enfant, où le forçage n’était pas de rigueur pas plus que l’obligation à tel ou tel geste. Les parents y confiaient leur enfant. Laissons ces enfants nous parler dans leur silence ou dans leurs exploits. Orientons notre combat vers les bonnes cibles. Exigeons des lieux d’accueil, des soins, de la pédagogie, de l’éducation dignes d’un véritable intérêt. Exigeons cela pour tous les enfants quels qu’ils soient, quelles que soient les difficultés ou les facilités qu’ils rencontrent face à la vie. Il y a là un véritable enjeu de société. Soutenir les familles qui ont des enfants en difficulté n’est-ce pas tout d’abord travailler avec elles, construire avec elles, dialoguer avec elles. Les accompagner dans la recherche de lieux pour accueillir leur enfant dans les meilleurs conditions possibles avec des professionnels de qualité et non des pseudo thérapeutes formés à des méthodes stéréotypées, en quelques mois voire en quelques semaines. Cela suppose lutter autrement qu’avec des slogans appuyés sur la souffrance des familles.
Ce débat est aussi celui de la place du « fou », de tout être faible dans notre société, le malade, le vieillard… Pourquoi attaquer des soignants là où il s’agirait d’unir nos forces pour faire entendre nos voix pour un monde qui cesse de nier l’angoisse, qui accepte les différences et qui sache que la bourse n’est pas le seul sujet de nos préoccupations. Françoise Line MEYER Psychanalyste Animatrice d’un groupe de recherche-réflexion sur « l’autisme » Secteur de pédopsychiatrie de Saint-Denis.
Paris le 10 juin 2009 Nous sommes tous des Pierre DELIONCOMMUNIQUE DE LA NUIT SECURITAIRE NOUS SOMMES TOUS DES PIERRE DELION ! Nous tenons à réaffirmer notre soutien inconditionnel au Pr Pierre Delion, membre de notre mouvement, qui affronte en ce moment une campagne de diffamation de la part d’une association de parents d’enfants autistes. Cette association entend dicter sa loi aux professionnels, mais également aux autres parents qui pourraient être tentés par une approche relationnelle prenant appui sur la psychanalyse sans pour autant récuser la nécessité d’une ouverture à toutes les autres possibilités de prise en charge. Ne nous y trompons pas : au-delà du packing décrit comme une torture alors qu’il n’est qu’une des médiations possibles pour aider des enfants ou des adultes en grande souffrance, ce qui est visé explicitement c’est une conception de l’humain réduit à un « désordreneurobiologique » . Une telle réduction est assez stupéfiante, car on ne voit pas pourquoi untel « désordre » auquel on voudrait réduire l’autisme devrait interdire une approche plusglobale faisant valoir la singularité et l’épanouissement de chaque sujet. Un tel discours réductionniste et violent n’est malheureusement pas l’apanage d’une association de familles quand il se trouve repris dans des propos ministériels qui visent à mettre au pas les professionnels et à formater les pratiques de soins. Notre mouvement s’est constitué en réaction au discours et au projet de Nicolas Sarkozy de produire un nouveau « grand renfermement » des malades mentaux et de réduire lespsychiatres et les équipes soignantes à une fonction de gardiens de l’ordre jusque dans l’espace de la cité ! Si nous refusons radicalement les bracelets GPS, les soins obligatoires en ambulatoire et autres « trouvailles » prétendument sécurisantes, c’est parce que nous pouvons témoigner de pratiques psychiatriques qui se sont construites patiemment depuis 40 ans et dont on prétend faire aujourd’hui table-rase. L’existence de collectifs de soins accueillants et fondés sur une approche relationnelle et psychodynamique ne réduisant en aucun cas un sujet au « trouble » ou à la maladie dont il souffre est là pour témoigner d’une autre conception de l’humain. C’est à partir de cette part d’humanité présente en chacun d’entre nous que nous refusons toute ségrégation de la folie et que nous récusons toute approche réduisant l’humain à une marchandise ou à un « agencement de neurones ». Les idées de formatage et de protocolisation des pratiques de soins vont à l’évidence à rebours de la diversité des pratiques que nous mettons en oeuvre et qui nécessitent un espace de tranquillité propice à la créativité des soins psychiques. C’est cette créativité et cette richesse des pratiques psychothérapeutiques qui se trouve aujourd’hui menacée et au-delà du soutien à notre ami Pierre Delion dont la compétence et l’humanité ne sont pas à démontrer, nous entendons engager une campagne pour la défenseet la promotion des soins psychiques. Bien au-delà des seuls professionnels de la psychiatrie, nous nous adressons à tous ceux qui récusent une telle réduction de l’humain, et nous rejoignons en cela la prise de position de « l’appel des appels » et l’article que Caroline Eliacheff a fait paraître dans le journal LeMonde ( du 28 Mai). Il est grand temps de prendre la parole sur la place publique et de lutter contre ces discours insupportables qui veulent nous réduire au silence et à la servitude ! Par le Groupe des 39 – La Nuit Sécuritaire Plus d’infos : www.collectifpsychiatrie.frNB : la lettre ouverte du Pr Delion est consultable (avec possibilité de signature de soutien) ici : http://www.balat.fr/spip.php?article601
PROPOSITION POUR UNE DEFENSE DES SOINS PSYCHIQUES LETTRE OUVERTE AUX PARENTS D’ENFANTS D’ADOLESCENTS ET D’ADULTES AUTISTES, A LEURS PROFESSIONNELS EDUCATEURS PEDAGOGUES ET SOIGNANTS Pierre Delion Avril 2009
Depuis plusieurs années, quelques rares parents d’enfants autistes règnent dans le monde des associations de parents d’enfants autistes par la terreur, les dénonciations, les calomnies ad hominem et la manipulation médiatique. Jusqu’à présent, nous étions un certain nombre de professionnels de la pédopsychiatrie à y voir le signe d’une souffrance telle qu’en vivent tous les parents dont un enfant est touché par une maladie, un handicap ou une difficulté majeure qui met en jeu son présent et son avenir. Entre-temps, les pratiques et les prises en charge éducatives, pédagogiques et thérapeutiques ont progressé quelquefois de manière notable, notamment en ce qui concerne les neurosciences, mais aussi les techniques éducatives et les psychothérapies intensives. Aujourd’hui, les équipes de pédopsychiatrie françaises se forment activement pour se situer dans cette perspective intégrative, réorganisent leurs dispositifs pour y accueillir les aspects complémentaires nécessaires pour la prise en charge de chaque enfant et engagent des réflexions cliniques, psychopathologiques et thérapeutiques en tenant compte des avancées des neurosciences, notamment dans la pratique des bilans diagnostiques, mais aussi dans l’élaboration d’hypothèses intégrant les différents aspects complémentaires.
Nous arrivons ainsi à ce que d’aucuns appellent une « pédopsychiatrie intégrative » qui conjugue sous l’égide des parents, un développement des aides éducatives pour tous les enfants qui en ont besoin, une approche pédagogique à chaque fois que c’est possible et un soutien thérapeutique quand c’est nécessaire. Cette approche plurielle nécessite de se concerter avec les partenaires autour de l’enfant de façon à lui apporter au plus près de ses besoins définis lors du bilan, du diagnostic et des indications de prises en charge, les différentes aides nécessaires. Dans ces perspectives intégratives, le rôle de l’équipe de pédopsychiatrie est de proposer les soins dont chaque enfant a besoin en fonction de son histoire pathologique, de ses symptômes actuels et d’autres éléments qui sont déterminés par les ressources existant autour de l’enfant et de sa famille. C’est ainsi que certains enfants présentant des symptômes très préoccupants tels que les très graves automutilations, une violence mettant en péril la vie familiale, la poursuite de leurs soins et de leur intégration scolaire et finalement leur développement, peuvent recevoir des soins spécifiques tels que le packing ou enveloppements humides, ou une approche avec la pataugeoire, ou tout autre média qui peut faciliter l’instauration du lien avec l’enfant atteint de TED, et qui constituent autant de moyens utilisés par les équipes soignantes et souvent éducatives pour rentrer en contact avec ces enfants. Dans le grand ensemble de ces approches, le packing est une technique de soin qui appartient au groupe des techniques d’enveloppement requises pour rassembler le corps d’un enfant qui manque de contenance du fait de sa pathologie. Elle consiste à envelopper doucement un enfant qui garde ses sous vêtements, dans des serviettes trempées dans l’eau à la température du robinet (autour de dix degrés) jusqu’au cou, puis dans un drap sec, puis dans un tissu imperméable qui permettra un réchauffement rapide et dans deux couvertures chaudes. L’enveloppement dure environ une minute et en quelques minutes (deux à cinq), le corps de l’enfant se réchauffe soudainement produisant chez lui une détente musculaire importante, le surgissement de sourires et éventuellement de sons (et de paroles quand il a accès au langage) et d’échanges par le regard. La séance dure entre quarante cinq et soixante minutes et se termine par le « désenveloppement » de l’enfant, son rhabillage et le partage d’une collation avec les soignants qui sont restés avec lui pendant la séance. En fonction de la pathologie de l’enfant, l’équipe peut lui prodiguer plusieurs séances par semaine quand l’effectif des soignants le permet. Ces traitements peuvent durer plusieurs semaines ou mois en fonction de l’évolution clinique. Dans tous les cas, les parents donnent leur accord à cette prise en charge pour laquelle ils sont informés loyalement des effets attendus. Nous voyons désormais un grand nombre de professionnels participant à des équipes d’établissements du médicosocial venir nous demander d’apprendre la technique pour en faire bénéficier les enfants et les adolescents qu’ils accueillent. Quand c’est possible, la prise en charge par packing commence en milieu hospitalier et se poursuit dans l’établissement médicosocial avec des réunions de supervision communes aux équipes thérapeutiques et médicosociales dans le cadre d’une pratique de psychiatrie de secteur. La pratique de cette technique permet de ne pas utiliser les médicaments psychotropes de façon excessive et facilite la restauration des échanges entre l’enfant et ceux qui le prennent en charge, et donc avec ses parents et sa fratrie. Les reproches qui sont faits aux praticiens du packing au sujet du fait qu’ils ne demandent pas leur avis aux enfants ne sont pas recevables puisque dans les cas de la plupart de ces enfants, leur avis ne serait pas suffisant du fait de l’importance de leur retard de langage voire de leur déficience co-morbide, ce qui vaut pour tous les soins qui sont indiqués pour les enfants en question, et que ce sont les parents qui doivent donner un accord éclairé pour les soins proposés à leur enfant. Dans certains cas d’enfants qui parlent, nous leur présentons la technique et demandons aux parents d’en parler avec eux de leur côté. Et il n’est pas rare de voir un enfant sans langage nous prendre par la main lors des jours qui suivent les premières séances pour nous conduire dans la salle dans laquelle son enveloppement est réalisé. Ces reproches montrent à quel point un malentendu existe puisque nous ne parlons manifestement pas des mêmes enfants autistes : les uns ont un pronostic relativement favorable et peuvent bénéficier pleinement des approches éducatives si les parents le souhaitent, tandis que d’autres ont absolument besoin d’approches thérapeutiques du fait de la gravité de leur tableau clinique. Les praticiens sont dans l’obligation de tenir compte de tous les cas et ne peuvent s’en tenir à généraliser à partir d’un seul exemple. Et les parents le comprennent habituellement sans difficulté. Enfin, cette technique fait l’objet de l’expérience de très nombreuses équipes, et depuis plus de dix ans, des demandes ont été faites pour obtenir la possibilité d’en évaluer les effets thérapeutiques en référence aux critères habituellement reconnus en médecine et en psychiatrie sous la forme de dossiers de Programme Hospitalier de Recherche Clinique. Après plusieurs demandes déposées auprès des commissions ad hoc, un Programme Hospitalier de Recherche Clinique National a été obtenu en 2007, suivi d’un avis favorable du Comité de Protection des Personnes du CHRU de Lille ( à l’unanimité et à bulletin secret) fin 2008. Nous venons donc de rassembler tous les éléments qui nous permettent de lancer cette recherche pour démontrer les effets de cette méthode et en évaluer l’efficacité. Je rappelle qu’une telle évaluation ne peut être entreprise que si la technique est réalisée en fonction de critères éthiques admis par la communauté scientifique médicale. Ce qui est le cas pour notre recherche. Nous voici donc dans la position paradoxale d’avoir enfin réuni les éléments permettant d’évaluer clairement et rigoureusement ce que l’expérience nous montre depuis longtemps. Et c’est précisément à ce moment-là que des voix s’élèvent pour demander un arrêt de ces pratiques, sans avoir pris la précaution de se renseigner suffisamment sur elles ni auprès de ceux qui la proposent. Et loin de le faire dans un esprit consistant à s’informer à partir des expériences de ceux qui en expriment le besoin, à savoir des professionnels posant les indications de soins par packing pour les raisons déjà évoquées, mais aussi plus fréquemment que ces détracteurs ne veulent le reconnaître, par des parents qui y trouvent une réponse aux symptômes épouvantables que sont, entre autres, les automutilations graves. Je crois pour ma part que cet aveuglement manifesté par les calomniateurs tient à plusieurs raisons : premièrement, au fait qu’ils ont été blessés par des praticiens s’inspirant de la psychanalyse et souhaitent que tout ce qui s’en inspire soit banni à jamais, oubliant que si des psychanalystes ont sans doute commis des erreurs en ce qui concerne la prise en charge de l’autisme, la psychanalyse a eu un rôle prévalent dans la construction d’un savoir psychopathologique aux effets considérables sur les processus civilisateurs contemporains. Pour ce qui est de l’autisme, de nombreux praticiens formés aujourd’hui à la psychothérapie des enfants présentant des TED peuvent apporter un témoignage de leur travail dans ce domaine et plusieurs d’entre eux participent à une évaluation de leurs prises en charge. Le deuxième faisceau d’arguments se trouve dans le fait que les calomniateurs ne connaissent sans doute pas assez les cas les plus graves d’autisme, aboutissant trop souvent à des symptômes difficilement imaginables par la violence que ces personnes autistes produisent soit sur eux-mêmes soit sur autrui. Je pense d’ailleurs à ce sujet que les méthodes prônées de façon univoque ne peuvent pas répondre en général à toutes les formes d’autisme et qu’il y a bon nombre de malentendus qui résultent de cette méconnaissance. La méthode ABA pourra répondre à certains types d’autisme tandis que d’autres méthodes ou techniques pourront répondre à d’autres types. Il en va de même pour la plupart des symptômes. Ce qui nous conduit à penser des prises en charge multiples et complémentaires réfléchies avec les parents en fonction de chaque cas. Et d’ailleurs, les praticiens du packing ne proposent en aucun cas d’étendre la technique à tous les enfants autistes, juste à ceux qui en ont besoin. Troisièmement, il apparaît que lorsqu’une technique est efficace pour certains patients, je suis toujours surpris que des parents, dont ce n’est sommes toutes pas le métier, puissent s’arroger le droit d’empêcher d’autres parents d’en bénéficier pour leur enfant, les soumettant ainsi à une tyrannie qui se fait passer pour la vérité, y compris en utilisant la science comme caution, quand elle n’est que l’expression d’une intolérance vertigineuse et peut-être la couverture d’une publicité commerciale, voire sectaire, pour la méthode encensée. Et d’ailleurs, n’ayant pas les arguments pertinents pour leur plaidoyer, ils manipulent les médias pour faire pression sur l’opinion de façon à obtenir par la rue ce que les procédures classiques ne peuvent leur donner. Les autres approches proposées dans les lieux de soins des équipes de pédopsychiatrie française, c'est-à-dire les hôpitaux de jour qu’il est devenu habituel de critiquer sans vergogne, sont également menacées par ces nouveaux contempteurs de la psychiatrie : ne nous faisons aucune illusion, leur haine tenace a l’ensemble des équipes de pédopsychiatrie dans le collimateur, et sitôt le packing interdit, ce sont les autres soins qui seront les victimes suivantes. Car à quelque chose près, il s’agit de la même pensée clivante et simplificatrice qui consiste à utiliser la calomnie quand on est à court d’arguments recevables. Jusqu’à présent, j’avais supporté avec une indulgence trop bienveillante ces procédés dignes de régimes totalitaires de sinistre mémoire, mais aujourd’hui, la limite est franchie, il n’est pas possible de continuer à accepter de quelques parents qui ont dépassé la norme du fonctionnement démocratique, les pratiques qu’ils utilisent pour occire leurs opposants sur le modèle inquisitorial.
Je demande à tous les parents qui bénéficient pour leurs enfants de prises en charge dans les secteurs de pédopsychiatrie de France de nous aider à aider leurs enfants dans la poursuite de la mise en œuvre de telles prises en charge avec tous les partenaires nécessaires, étant entendu que ces équipes qui les accueillent sont dans un processus de formation à l’intégration des différents aspects complémentaires : l’éducatif, la pédagogie et les soins psychiques.
Je demande à tous les professionnels des équipes de pédopsychiatrie française de se ressaisir, et de ne pas continuer à accepter les calomnies dont nous sommes aujourd’hui pratiquement tous victimes de façon scandaleuse et injustifiée, et de développer avec les parents des enfants qu’ils accueillent dans le cadre d’une politique de secteur bien comprise, des actions qui visent à montrer que les agresseurs ne sont pas les seuls à pouvoir parler de l’autisme de façon autorisée, et notamment de ce qu’ils ne connaissent pas personnellement et que leurs calomnies montre de façon éclatante ; j’en profite pour dire qu’il ne suffit pas de lire des informations sur internet pour devenir compétent de ce seul fait. Si je répugne à demander aux parents de nous aider, je crois qu’aujourd’hui, après avoir observé en silence les dégâts réalisés par notre attitude antérieure de neutralité bienveillante, il n’est plus possible de laisser se répandre de telles manifestations de haine sans que cela ait des conséquences sur le travail que nous menons.
Je demande aux scientifiques de faire l’effort conceptuel d’avancer sur les chemins des neurosciences autant que faire se peut, mais sans réduire les pratiques admises aux seuls résultats validés. Par définition, avant d’être validés toutes les hypothèses doivent pouvoir être envisagées, posées, travaillées, sans courir le risque d’être disqualifiées pour des raisons idéologiques, si les conditions éthiques dans lesquelles ces soins se délivrent font l’objet d’un consensus accepté par les instances concernées. Je ne parle pas là des caricatures toujours faciles à faire pour dénigrer celui qu’on veut déstabiliser.
Je demande aux politiques de ne pas tomber dans la posture démagogique qui consisterait à tenir compte de ceux qui font le plus de bruits sans tenir compte des différents points de vue concernés. Bien au contraire, nous avons vu que c’est de la mobilisation des parents d’enfants autistes qu’est venue la possibilité de faire remonter auprès des décideurs les manques insondables en matière de prises en charge sur tout le territoire national. Ils doivent tenir compte de l’ensemble de la problématique présentée, et aussi prendre en considération les avis exprimés par les professionnels et leurs représentants. C’est de cette articulation fondamentale que leur rôle pourra produire les meilleurs effets de déblocage des crispations insupportables auxquelles nous sommes arrivés.
Je demande aux administrations nationales, régionales et locales de nous aider à mettre autour de la table de discussion, quitte à se faire aider d’un médiateur, tous les partenaires qui gravitent autour de la question de l’autisme pour que le dialogue qui est le seul ressort sur lequel nous pourrons avancer puisse devenir le scénario le plus fréquent.
Je demande aux médias dont le rôle de quatrième pouvoir se vérifie de plus en plus, de continuer à tenir bon sur leur rôle qui consiste à informer le citoyen de la façon la plus objective possible en donnant la parole aux différentes parties en présence, et de ne pas tomber dans une utilisation pervertie de leur outil, qui accentuerait, déformerait et conflictualiserait les souffrances des uns contre les autres dans une visée médiamétrique aux effets ravageurs sur les personnes directement concernées, alors que cet outil recèle des possibilités pédagogiques énormes quand il est justement utilisé. La psychiatrie est aujourd’hui un bouc émissaire trop facile à désigner. Les professionnels qui y travaillent font dans la plupart des cas tout ce qui est dans leurs capacités pour rester humains dans la relation qu’ils instaurent avec les patients qui leur sont confiés. A trop leur faire porter l’ensemble des malheurs qui touchent la population des personnes autistes, on risque d’aboutir à un « burn out » généralisé qui aurait des conséquences désastreuses en matière de psychiatrie, et in fine, sur le plan sociétal. Les médias peuvent nous aider puissamment à un véritable débat démocratique.
Je demande enfin à tous les citoyens de ce pays de ne pas oublier que nous sommes des corps et des esprits humains, dont les deux aspects sont inséparables. Une maladie, même d’origine génétique ou neurologique, connaît toujours des développements qui englobent le psychisme du malade, et contribuer à une meilleure santé nécessite d’associer des approches physiques et psychiques pour y parvenir. Les soins psychiques proposés par les équipes de psychiatrie de secteur aujourd’hui ont pour objectif d’aider à cette démarche dans un climat pacifié. Toute polémique haineuse ne peut qu’en minimiser les effets bénéfiques attendus.
May, 2009 Séminaire de psychanalyseSéminaire de psychanalyse animé par Françoise L Meyer Mardi 12 MAI 2009 21 H invité Francis HOFSTEIN La langue du jazz Le jazz, langue vernaculaire bien que musique, tient de cette dualité originelle son immédiate universalité et un rapport impur à un signifiant pur. Phrase programme dont les mots, comme autant de lieux, serviront de guide à une lecture de cette musique dont le vingtième est le siècle, comme le montre l’exposition en cours au musée du quai Branly. Francis HOFSTEIN
FIAP 30, rue cabanis Paris 75 014 April, 2009 LA JOURNEE DE LA JUPE
Enfin un film qui dit « je ».
On l'attendait avec un espoir toujours déçu Ce document/documentaire/docudrama/docufiction Pas socio-culcul, pas lèche-cul Qui mettrait les bons sentiments Sur nos jeunes et nos banlieues cul par-dessus tête En osant mouiller Sa chemise (sa jupe), Car dans cette tragédie toute évidence - donc tout cliché - Convoque dans l'instant sa (re)mise en question Jean-Paul Lilienfeld y attaque les racines à la racine Isabelle Adjani ( Madame Bergerac) tient bon, chancelle, reprend le fil Nous voilà en train de rire, de pleurer, de flageoler Ils ont cogné fort mais juste On est sonné, bouleversé On les applaudit, on les remercie ALLEZ VOIR LA JOURNEE DE LA JUPE Seul, en groupe, Avec vos élèves, vos profs, Vos éducs, vos enfants N'AYEZ PAS PEUR !
Viviane Siman
March, 2009 SEMINAIRE DE PSYCHANALYSE EPSF Françoise L MEYERSéminaire de psychanalyse
animé par Françoise L Meyer
Mardi 12 MAI 2009
21 H
invité
Francis HOFSTEIN
La langue du jazz
Le jazz, langue vernaculaire bien que musique, tient de cette dualité originelle son immédiate universalité et un rapport impur à un signifiant pur. Phrase programme dont les mots, comme autant de lieux, serviront de guide à une lecture de cette musique dont le vingtième est le siècle, comme le montre l’exposition en cours au musée du quai Branly. Francis HOFSTEIN
FIAP
30, rue cabanis
Paris 75 014
March, 2009 BRAINOS, CARDILLO exposent à GenèveMarie José CRISPIN a le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition Sculpteurs céramistes de Vallauris Bonnet, Brainos, Capron, Cardillo, Van Lith Le mercedi 25 mars à partir de 17h en présence des artistes, Exposition du 25 mars au 3 mai 2009 La galerie est ouverte du mercredi au dimanche de 14h. à 18h. et sur rendez-vous : 0041 (0) 78 740 03 30 25 rue du Perron . 1204 GENÈVE - SUISSE . Téléphone 00 41 (0)22 751 03 30
February, 2009 VATERS LAND un film de Nurith AVIVEPSF
Séminaire animé par
Françoise MEYER
Projection
VATERS LAND
PRESSE
Un film
de
Nurith AVIV
Présenté et commenté par Françoise MEYER En présence de Nurith AVIV Mardi 31 MARS 2009 21 h. Les Ateliers VARAN 6, impasse Montlouis Paris 11° (métro Philippe Auguste, Voltaire) (bus : 61, 69, arrêt Père Lachaise)
ATTENTION NOMBRE DE PLACES LIMITE Participation aux frais de location de salle 5 €uro October, 2008 LA VOIX ET LE REGARDSéminaire de psychanalyse animé par Françoise L Meyer école de psychanalyse Sigmund Freud
Voix et regard
Les pulsions n’ont pas toutes la même relation à la constitution du corps. La pulsion invoquante et la pulsion scopique se distinguent de la pulsion orale et de la pulsion anale quant à leur liaison à l’objet du besoin. Elles sont toutes deux directement liées à l’espace et interrogent de ce fait la façon dont le sujet tente d’habiter tel ou tel lieux. Les arts de la scène mais aussi bien la littérature seront prétextes à mettre au travail les rapports du sujet à la voix et au regard.
Comme les années précédentes il y aura quelques invités :
Francis HOFSTEIN
le 3 décembre 2008
« Où il sera question d’improvisation, en jazz, mais pas seulement… ». FH. 21 Heures
FIAP Jean Monnet
30, rue Cabanis
Paris 14 °
Les séances seront indiquées au fur et à mesure.
· dans le courrier de l’Ecole Sigmund Freud École de psychanalyse Sigmund Freud · et par message électronique pour ceux qui voudront communiquer leur adresse.
Information : Françoise L Meyer 01 43 56 16 45 (ligne professionnelle) mailto:francoise.line.meyer@hotmail.fr
October, 2008 LANGUESACREE LANGUE PARLEE/ Nurith AVIV
LANGUE SACRÉE, LANGUE PARLÉE
le nouveau film de Nurith AVIV
Au cinéma Les 3 Luxembourg
Séances, avec débat, en présence de la réalisatrice
Jeudi 2 octobre, 21h : Daniel FARHI Dimanche 5 octobre, 11h : A.M HOUDEBINE et J.J MOSCOVITZ Mardi 7 octobre, 21h : Leslie KAPLAN
Dimanche 12 octobre, 11h : Charles MELMAN Mardi 14 octobre, 21h : Pierre PACHET et Catherine COQUIO
Jeudi 16 octobre, 21h : Ariane BENDAVID Dimanche 19 octobre, 11h : Georges PRAGIER Mardi 21 octobre, 21h : Frédéric BOYER
Jeudi 23 octobre, 21h : Sylvie GERMAIN Dimanche 26 octobre, 11h : Samuel BLUMENFELD
Le DVD sera disponible en octobre : au cinéma, après les séances en novembre sur commande à :
Les 3 Luxembourg, 67 rue Monsieur Le Prince, 75006 Paris Tel : 01 46 33 97 77
Pour plus d'info : http://nurithaviv.free.fr
LES FILMS D'ICI VELVET PRODUCTIONS
36 September, 2008 NURITH AVIVRétrospective Nurith AVIV Jeu de Paume-auditorium du 16 au 23 septembre 2008
mardi 16 sept. 19h : Langue sacrée, langue parlée (rencontre avec Hélène Cixous) jeudi 18 sept. 19h : Vaters Land (Perte) et Misafa Lesafa (D'une langue à l'autre) vendredi 19 sept. 19h : films d'Agnès Varda (image : Nurith Aviv) Une minute pour une image ; 7p., cuis., s. de b., … à saisir ; Documenteur samedi 20 sept. 17h : Journal de campagne d'Amos Gitaï (image : Nurith Aviv) samedi 20 sept. 19h : Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère de René Allio (image : Nurith Aviv) dimanche 21 sept. 15h : Allenby, passage et Makom, Avoda (Un lieu, un travail) dimanche 21 sept. 16h30 : L'Alphabet de Bruly Bouabré et Circoncision (débat avec le père Antoine Guggenheim, le rabbin Rivon Krygier et Ghaleb Bencheikh) mardi 23 sept. 19h : « Die Nacht / La Nuit » de Paul Ouazan, atelier de recherche d'Arte France, 2 émissions auxquelles Nurith Aviv a collaboré
pour plus d'information : http://nurithaviv.free.fr/ Au Cinéma Les 3 Luxembourg
LANGUE SACRÉE, LANGUE PARLÉE un film de Nurith AVIV
reprise des projections avec débat à partir du 18 septembre
http://nurithaviv.free.fr/langsac_files/debats.htm
programe ci-après Au cinéma Les 3 Luxembourg
LANGUE SACRÉE, LANGUE PARLÉE un film de Nurith AVIV L’hébreu qui, pendant des siècles fut langue sacrée pour les Juifs de la diaspora, est devenu, par volonté politique, une langue parlée au quotidien dès le début du 20ème siècle. Qu'est-ce qui a été préservé, qu'est-ce qui a été oublié, ou refoulé, qu'est-ce qui demande à resurgir ?
Des écrivains et artistes, nés en Israël, tentent de décrire leur relation à la dimension historique et religieuse de l’hébreu. La voix des uns résonne dans celle des autres, les paroles s’éclairent mutuellement, se contredisent parfois : aucune version ne s’impose. Le film traite du poétique et du politique, du religieux et du laïque. Il pose des questions qui ne sont pas sans pertinence dans d'autres contextes. Toutes les langues modernes et apparemment laïques ne sont-elles pas imprégnées de siècles d'histoire religieuse dont elles portent encore les marques ? 73 mn – 2008 Avec :Haim Gouri | Michal Govrin | Victoria Hanna | Ronit Matalon | Roy Greenwald | Etgar Keret | Yitzhak Laor |
Shimon Adaf | Haviva Pedaya |Yehuda Ovadya Fetaya | Zali Gurevitch | Michal Naaman Orly Castel-Bloom Séance : TLJ à 14h
Séances, avec débat, en présence de la réalisatrice jeudi 18 septembre, 21h : dimanche 21 septembre, 11h : mardi 23 septembre, 21h : jeudi 25 septembre, 21h : dimanche 28 septembre, 11h : mardi 30 septembre, 21h : jeudi 2 octobre, 21h : dimanche 5 octobre, 11h : mardi 7 octobre, 21h : Les 3 Luxembourg, Pour plus d’info : http://nurithaviv.free.fr/
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